Bientôt un traitement contre la sclérose en plaque ?

Touchant en majorité les femmes entre 20 et 40 ans, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune très répandue. Elle peut causer des handicaps lourds, car elle s’attaque à la moelle épinière et à d’autres régions du cerveau. Pour contrecarrer ses effets, plusieurs traitements sont conseillés, découvrons quelques traitements dans la suite de cet article.

 Quels sont les traitements actuels pour maîtriser l’évolution de la SEP ?

 Un traitement pour guérir totalement la sclérose en plaque (SEP) n’est pas toujours disponible, mais des thérapies existent pour ralentir l’évolution de la maladie. De nouvelles molécules sont mises à disposition pour des thérapies pour prévenir les rechutes et retarder l'apparition des handicaps. Les corticoïdes à forte dose sont les plus souvent prescrits par les médecins pour maîtriser les symptômes lors des poussées. Aussi pour réduire le temps de destruction de la myéline des traitements immunomodulateurs et immunosuppresseurs et des traitements de fond sont effectués.

Pour cibler l’inflammation l’acétate de glatira-mère (Copaxone) et l’interféron bêta (Avonex, Plegridy, Rebif, Extavia Betaferon) sont également utilisés. Ces traitements sont administrés en piqûre à domicile selon les molécules utilisées. L’injection peut être en intramusculaire ou sous-cutané. La période d’injection varie de chaque 48 heures à deux injections par mois. Une surveillance est établie pour des prises de sang régulières afin de surveiller l’évolution des enzymes du foie plaquettes et des globules.

La sclérose en plaque, une nouvelle piste d’espoir pour vaincre la maladie

Une nouvelle piste s’ouvre à l’horizon avec des chercheurs américains qui sont parvenus à inverser les effets de la maladie SEP. Ils ont mené une expérience très prometteuse sur des souris, ils ont cultivé in vitro les cellules (oligodendrocytes) qui produisent la gaine de myéline. Les résultats ont montré que ces cellules produisent des vésicules extracellulaires qui sont composées d’antigènes de cette fameuse gaine de myéline. Ces scientifiques pensent qu’en ciblant les antigènes qui déclenchent une réaction immunitaire, on peut contrôler la maladie. Ces vésicules extracellulaires donnent l’avantage de traiter la maladie de manière spécifique à l'antigène. L’expérience chez les souris a permis de prouver qu’on peut prévenir l'apparition de symptômes et de réduire la gravité de la SEP. Ils ont l’espoir que cette thérapie pourra être une approche "universelle pour prévenir la pathologie après qu'elle se soit déclarée.